Je viens vous donner des nouvelles.

L'opération s'est bien passée, je vis toujours et compte vivre encore longtermps.

Je suis partie toute confiante pour l'opération vu que pour le genou gauche, tout s'était passé à merveille niveaux douleurs et récupération.  Pffffff pas la même chose pour le droit.

Je vais commencé par le début.

Déjà, j'ai évité d'attacher toutes les agrafes, pressions et liens que l'on a sur la blouse d'opération.  Pas nécessaire vu qu'on les défait dès que vous arrivez au bloc.   Un miracle s'est produit, on a trouvé une veine tout de suite.  On m'installe sur la table, très confortable dans le genre, j'ai plus de vertèbres après.

L'infirmière du bloc vient me chercher et tout en me conduisant vers la salle, papote avec moi et bardaf, on fonce direct dans une étagère remplies de bocaux et autres bibelots médicaux.   Gros vacarme et surtout gros fous rires.   Une petite discussion avec le chirurgien car le premier genou donnait quelques signes de douleurs à certains endroits, mais c'était tout à fait normal selon lui.  Sa réponse : vous n'avez pas eu mal jusqu'à présent vous pouvez bien avoir quelques douleurs de temps en temps non.....  Stupéfaction de l'infirmière puis quand elle a vu qu'il plaisantait refourire.  

Arrivée en salle d'opération, présentation de l'anesthésiste et suite de la préparation, c'est à dire le gros dodo.  L'anesthésiste dit à l'infirmière de me mettre le masque sur le nez et d'envoyer l'oxygène puis il se met à me raconter une petite histoire ;

A : vous êtes sur la plage il ne fait pas trop chaud et il y a une légère bise.

M : il va faire froid alors

A : bon, il fait 35° et vous suez comme un boeuf

     vous sautillez de gauche à droite dans le sable

Regard en coin de Mymy

M : je viens pour la pose d'une prothèse de genou

A : retire le masque je l'endors tout de suite dit il avec un fou rire.

Puis plus rien, le trou noir.

Salle de réveil deux heures plus tard.  Douleur atroce, mais je m'y attendais sauf que cette fois, la morphine n'a pas calmé du tout et qu'elle a duré encore quelques heures.

Petite visite de l'anesthésiste qui me dit avec un sourire jusqu'au oreilles : vous ouvrez un resto pour vampires?    Regard certainement plus que vaseux de ma part.   Oui j'ai déjà remplacé deux potiquets aux redons.   Génial, tu comprends alors pourquoi tu tournes.

Retour en chambre toujours en crevant de mal, heureusement que tu ne penses qu'à dormir et qui dit dodo, dit douleur atténuée.

Pour le premier genou, je n'ai jamais appuyé sur le bouton pour une dose de morphine, ici j'aurais bien aimé qu'il soit programmé pour délivré une dose toutes les cinq minutes.  Je préfère accouché, j'ai eu moins mal.  

Le lendemain, le kiné débarque dans ta chambre, te regarde bizarrement puis s'en va.  Faut dire que je déjeunais.   Il revient quelques temps après, regard toujours bizarre puis me dit : on se connait?   Bien sur, je suis venue il y a 6 mois.   Ok me dit-il, mais dans la même chambre?  Eh oui.  Oui, petite anecdote, j'ai la même chambre que la fois passée.

On fait le kinetec, pas de problèmes, mais pliage à seulement 45, pas terrible, mais douleur trop forte.  Puis vient l'épreuve du lever et de la marche.  si vous vous rappelez du premier post, c'était pas marrant, mais alors ici, c'était l'enfer.  Une douleur fulgurante qui monte de la cheville en haut de la cuisse et qui ne passe pas même si tu es assise et on te dit de rester dans le fauteuil pendant deux heures.   

Petite visite du médecin et de son assistante qui me dise que j'ai la parfaite couleur pour une pub pour du fromage blanc, qu'il faut que je retourne direct au lit, mais, allez dire ça aux infirmières surtout à un infirmier qui dit que non c'est non et que ça ne sert à rien de dire que si l'infirmier à dit non, que le médecin lui a dit oui, parce que c'est pas vrai.  Marrant, c'était son premier jour et le lendemain il était remplacé par une femme.  Hasard ou.... Dieu seul le sait.

Le lendemain rebelotte, kinetec ok, exercices, disons ok.  Marche?    Impossible, je suis restée assise sur le bord du lit en regardant le mur en face qui faisait des vagues.   Réflexion du kiné, on tire pas sa carotte.  Vous êtes encore plus chiante que la première fois.  Puis il me regarde, et je vois ses yeux qui s'ouvrent plus grand.  Il prend direct mes jambes et me remet au lit en disant : mais c'est qu'elle est toute palotte.

Malheureusement l'après-midi  c'était le tour de l'érgothérapeute.  Elle a absolument voulu que je marche jusqu'au fauteuil, mais dès qu'elle a vu comment j'étais à l'arrivée, elle m'a de suite mise en position couchée, m'a donné à boire et quelques minutes après, retour au lit.  Dire que la première fois, le deuxième jour je me promenais dans le couloir.

Le troisième jour a été plus ou moins pareil, la douleur toujours aussi forte malgré le zaldiar et une Mymy de plus en plus flageollante et  flottant sur un nuage.  Eh oui.  Je planais.  Faut dire qu'après une enième prise de sang, on s'est rendu compte que mon taux d'hémoglobine restait à 9 que ma tension avait décidé elle aussi de venir faire un tour au numéro 9 et que tout était au top pour avoir le corps à droite et le cerveau à gauche.

Puis, un petit miracle est arrivé, la douleur à commencé a diminué, il était temps, j'ai commencé à marcher un peu mieux, pas encore le top, on dirait la mémé de titi et grosminet.  Vous voyez, celle avec le gadot.  

Hier dimande de Pâques, les cloches sont passées au petit déjeuner, un beau lapin en chocolat.  Une bonne surprise.

Aujourd'hui, les choses se sont arrangées.  Kiné de garde qui a envoyé, sur ma demande, le gadot au rebut, et on est passées aux béquilles, bien plus facile.

Je ne vous ai pas parlé d'une chose nouvelle par rapport à la première fois.  Le pansement.

La fois passée, le pansement était un pansement en nid d'abeilles.  Avec  des alvéoles quoi.  Parfait, tient une semaine sans problème, aide à la cicatrication et blablabla.

Cette fois, pansement en silicone;  Un truc épais de 2 - 3 mm, brun hideux sur le bord qui fait environ deux cm et dont le centre est transparent, mais on voit qu'il y a comme une bande blanche, de gaze je suppose au milieu.  Pansement qui coûte la peau des fesses selon les infirmières.   On le pose et on ne le retire que le jour où vous quittez l'hôpital.   

Ok, pas de problème, mais ce truc devient hideux au fur et à mesure que les jours passent, j'ai une photo, mais je ne veux pas vous faire peur en la mettant.  Il agit de cette manière, d'après les infirmières.  Le silicone garde un certain taux d'humidité grâce à la chaleur de la peau, là je peux dire que de la chaleur tu en as vu l'hématome que tu te paies, que la combinaison des deux permet d'oxygéner la cicatrice et qu'elle est plus belle et jolie.

Ouais, mais ce qu'il fait aussi, c'est que vu que c'est toujours humide, ça ne cicatrise pas et donc dès que tu bouges un tout petit peu, cela saigne et le sang s'accumule sous le pansement et fini par faire de belles tâches noires ou, comme j'ai eu le cas, une poche de sang qui fait que tu n'oses plus bouger car dans ta petite tête, comme c'est que du bête silicone assez fin sur le milieu, ça va finir par se rompre et tout le sang se répandre partout.  Mais non et heureusement.  Mais, j'ai au le malheur d'avoir le pansement qui se décollait un peu et ça ne peut pas car si de l'air passe ça marche moins bien;  Donc on a décidé ce soir de le changer pour un pansement en nid d'abeilles.

Alors là, quand on te l'enlève tu regardes ta cicatrice bizarrement.   Vu que c'est humide, que c'est resté en milieu humide, c'est blanc de chez blanc, blanc de chez mort je dirais avec dans le bas, une grosse poche de sang qui s'accumulait dans un creu de genou.  Bein oui, malgré l'hématome et une genou qui a doublé de volume, il reste des trous.

Bref, on dirait un certain genre de saucisson.

saucisson-chasseurTu prends ce genre de saucisson, tu imagines que les fils sont plus serrés et que ça fait des boules entre chaque.  Sauf que tu n'as pas des fils mais des agraffes.

La soirée s'achève, demain départ pour la revalidation.  Un autre dur moment.